et voilà, rechangement: cette fois, j'y vais, j'y reste et je ne change plus!
http://bouquinsbouquine.canalblog.com
bonne visite!
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Mardi 30 Juin 1492 :
Le lendemain, un étrange grondement mêlé à un martèlement bizarre me réveille. Des dizaines d’animaux fuient tous un endroit précis de la forêt et se réfugient de l’autre côté de la rivière. Je regarde, et à mon tour je commence à fuir : ce n’est pas la forêt en flammes, mais le volcan central de l’île qui entre en éruption. Je cours comme un malade. Je plonge dans l’eau. Elle est fraîche. Elle est profonde. Mais je sais nager. Et puis, je n’ai pas le choix. Je traverse la rivière à la nage, en luttant et économisant mes forces pour remonter le courant. Et j’arrive enfin de l’autre côté. Je m’ébroue comme un chien puis je me remet à courir de plus belle. Puis, je vois un Eucalyptus assez gros et je me mets à monter et à grimper. Ma cheville et mon poignet me font mal. Mais je continue. Arrivé tout en haut, je scrute une nouvelle fois les alentours. Je vois une épaisse fumée noire et d’énormes projectiles brûlants en provenance du volcan. Je redescends bien vite de mon perchoir et reprends rapidement ma course folle tandis que le martèlement s’éloigne. Je sens bientôt une douce chaleur. Pas un brûlement désagréable, mais une douce chaleur, comme si j’était dans une baignoire et que quelqu’un s’amuse à ouvrir le robinet d’eau chaude. Je regarde mes pieds… et je tombe raide. C’est la lave qui me lèche les jambes. Et pourtant, je ne me brûle pas un poil, comme si les flammes me respectent et me protègent. J’ai eu tout à coup si peur, mais là, je suis rassuré. Mais on verras ça plus tard. Si je ne bouge pas d’ici en vitesse, le magma va durcir autour de mes pieds et je resterais enfoui sous la pierre, prisonnier dans la roche. Je cours vers la mer. Dès que j’arrive, je stoppe net. Des voiles blanches se dressent à l’horizon. J’attrape plusieurs pierre qui jonchent le sol. Je les lances le plus haut possible. Le bateau s’éloigne. Il a bientôt disparu. Un petit caillou me retombe sur le tête. Je vais chercher ma récolte, que j’ai perchée dans un arbre. Je n’arrive pas à marcher. J’ai les pieds cloués au sol. Je baisse les yeux. Ils sont enterrés dans la lave. Je prends un caillou. J’essaye de libérer mes pieds en gravant le liquide. Je m’ouvre la cheville. Celle qui s’est tordue. Je me libère. Je soigne ma blessure en faisant un bandage avec des feuilles de palmier après l’avoir rincée au ruisseau. Puis je grimpe dans l’arbre où il y a ma récolte et je m’endors.
Lundi
Lundi 29 Juin 1492 :
J’ouvre lentement les yeux. Je crois bien que j’ai perdu connaissance durant plusieurs heures. Une chose est sûre, je ne suis pas mort. Je suis sur une plage, à bout de force. Lentement, précautionneusement, je me lève. Je crois bien que j’ai le poignet cassé. Ça fait très mal. Je vois un cocotier, là-bas. A quoi je le reconnais ? A ses grosses boules marron-grises. J’avais longtemps observé, au marché, les fruits exotiques et je les connais tous. Les noix de coco, les ananas, les mangues, les dattes, les bananes vertes, les litchis. J’ai faim, je m’approche de la verdure pour en cueillir un peu de chaque. Mais en essayant de monter dans un bananier, une douleur aigüe me rappelle quelque chose. Mon poignet ! Mon poignet cassé ! Je tombe. J’atterris sur du sable, tout dur, et j’ai très mal aux fesses, au poignet, idem pour mon dos. Comment faire maintenant ? J’observe les alentours. Personne. Rien que des arbres et des fougères. Je suis donc le seul, sur cette fichue île. Une idée ! Les fougères ! Je pourrais m’en servir pour faire des bandages ! Au travail. Ce n’est pas si facile. Déjà, arracher les fougères. Ensuite, trouver une souche pour poser ma main. Je choisi une grosse pierre plate. Puis attacher les feuilles en faisant une sorte d’attelle. Je choisi de faire un nœud marin. Un des matelots, Miguel, m’a expliqué ça quand je l’aidais dans son travail. Il s’occupe des voiles. Voyons… Ce n’est pas si facile, à une main, pour les nœuds marins. Je dois recommencer deux ou trois fois. Ça y est ! Cette fois, c’est bon, les fougères sont bien attachées. Quelques minutes plus tard, je recommence à grimper et à courir. Je trébuche un peu. Dans les sous-bois, je m’étale. Mon pied s’est pris dans une racine. Je recommence mon attelle à la cheville. Je me la suis tordue. D’habitude je suis habile pour l’escalade, mais là… Avec les feuilles de bananier que j’ai récoltées, j’ai tressé un grand panier et j’ai posé ma récolte dedans. J’ai même pu cueillir des cerises, des fraises des bois, des framboises, des groseilles, des cassis, des mûres et des myrtilles sauvages. J’ai eu de la chance, et je vais me régaler… et mince ! Je n’avais pas pensé à un truc ! Comment je vais ouvrir les noix de coco, les ananas ? Zut, alors ! Attends un peu…
Han !! J’ai balancé une noix de coco contre le tronc de l’ébène le plus proche. Super ! Elle s’est ouverte. Vite, je cours en récupérer le plus possible. Du jus ! Du jus ! Mhhh, c’est frais, ça fait du bien. Je recommence l’opération 3 ou 4 fois, puis je passe aux ananas. Pour ne pas faire du mal au même arbre, je change et je prends un palmier. Hmm! C’est bon ! Comme c’est bon ! Les litchis, ce n’est pas si difficile que ça pour les ouvrir. Mais il y a encore une chose à laquelle je n’ai pas pensé. Il faut de l’eau pour laver les cerises. Et la seule eau qu’il y ait alentours, c’est bien l’océan ! Mince ! Beurk ! Si je les lave là-dedans, après, mes cerises seront salées ! Bon, tant pis ! Je m’éloigne de la plage, emportant mon panier, et me retrouve bientôt dans la forêt d’arayan, d’eucalyptus et d’araucaria. Je découvre aussi des cannes à sucre. J’en mets dans mon panier. Je m’enfonce de plus en plus dans la forêt vierge. J’entends un clapotis, et j’essaye de le localiser. Ça y est, je cours presque dans cette direction. Au détour d’un sentier, j’aperçois enfin un ruisseau. Je me désaltère d’abord , puis je lave mes fruits. Ensuite, je m’amuse à faire des ricochets. Puis je décide de remonter le ruisseau à contre sens. Bientôt à bout de force, je m’installe pour la nuit dans les fougères, après avoir marché tout l’après midi. Je m’endors bientôt et rêve d’une très étrange aventure.
Un
Un récit très étrange
Samedi 27 Juin 1492 :
Ça y est ! Nous venons de lever l’ancre , et c’est mon premier voyage à bord du Titanus, et je suis très excité. Le temps est clair et dégagé. Je monte les marches et arrive sur le pont. Le soleil est au zénith. Je respire l’air du large. Puis je retourne dans ma cabine. Par le hublot, je regarde les côtes de mon Espagne maternelle s’éloigner. Je ne la reverrai peut-être jamais. Et puis, si ! Quand je serai grand, je reviendrai au pays, je reverrai mes copains et même que je serai capitaine ! Mais en attendant… J’ai le temps de voir plus qu’un point à l’horizon avant que le capitaine arrive. Il nous explique que, au lieu de passer devant l’Afrique, de longer la Grèce et d’arriver en Inde (là où sont mes Grands-Parents à qui mes parents veulent faire une visite), nous allons passer par l’autre côté. Il nous dit aussi :
-Si jamais on arrive au bout du monde, on fera une manœuvre pour longer le bord et nous arriverons bien en Inde. Si vous voyez une terre, dites-le moi.
Et il repart.
Peu après, nous déballons les pique-niques car nous avons faim. Je goûte avec hâte l’omelette aux pommes de terre, du jamón serrano, du chorrizo, de la paëlla. Et des oranges.
Je regarde l’horizon. Christophe Colomb est parti depuis longtemps. On n’a plus de nouvelles de lui depuis. Je suis sûr qu’il s’est noyé. Dommage. Tant pis.
Un peu plus tard, le ciel se couvre. Méchants nuages. Ils annoncent la pluie.
Encore plus tard, un orage éclate. Une tempête se déchaîne. Le bateau se brise. Je me sens emporté.
1- Mes couleurs préférées
Les vives, sinon je n'en ai pas vraiment, mais parfois je choisis le
orange
2- Mes matières préférées
Les pages d'un livre
3- Mes odeurs préférées
Les bons petits plats de maman
4- Gourmandises
Tout sauf ce que je n'aimes pas
5- Ce que j'aime recevoir
Les cadeaux!!!
6- Le style de ma déco
Mon univers à moi
Patience pour la suite du livre je vais l'afficher bientôt.
Bénédicte
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